LA NOUVELLE LOI SUR LA PRESSE, ADOPTÉE PAR ORDONNANCE, EST UN « COUP DE FORCE INADMISSIBLE », ESTIME REPORTERS SANS FRONTIÈRES

2122012

Publié le mercredi 27 février 2008

Reporters sans frontières dénonce l’adoption par ordonnance, le 20 février 2008, d’une nouvelle législation sur la presse par le gouvernement tchadien, qui « durcit les anciennes dispositions et aggrave toutes les peines prévues pour les délits de presse. C’est un coup de force inadmissible, qui signe la mise à mort d’une presse déjà agonisante ».

Reporters sans frontières dénonce l’adoption par ordonnance, le 20 février 2008, d’une nouvelle loi sur la presse par le gouvernement tchadien, qui durcit considérablement le régime des médias.

« Le gouvernement a promis, à plusieurs reprises, que la loi sur la presse serait réformée dans un sens plus libéral. Des organisations professionnelles des médias, comme l’Union des journalistes tchadiens, ont fait des recommandations, en septembre 2006, pour que soient dépénalisés les délits de presse. Aujourd’hui, ce nouveau texte va dans le sens opposé. Il durcit les anciennes dispositions et aggrave toutes les peines prévues pour les délits de presse. Les autorités n’ont, en aucune façon, tenu compte des nombreuses propositions qui leur ont été faites, et ont lâchement profité de l’état d’urgence pour faire passer cette législation par ordonnance, empêchant ainsi tout débat contradictoire. C’est un coup de force inadmissible, qui signe la mise à mort d’une presse déjà agonisante », a déclaré l’organisation.

Le 20 février 2008, le gouvernement tchadien a adopté par ordonnance une nouvelle loi portant sur le régime de la presse au Tchad. Les peines prévues à l’encontre des journalistes pour les délits de presse sont considérablement aggravées, pouvant aller jusqu’à trois ans de prison pour « publication de fausses nouvelles » et « diffamation » (articles 41 et 47), et cinq ans pour « offense au président de la République » (article 48).

La création d’un journal nécessite désormais une déclaration de parution au parquet et au Haut Conseil de la Communication (HCC), quand une simple déclaration au ministère du Commerce suffisait auparavant (article 15). Un diplôme universitaire ne permet plus de diriger un journal. Le directeur de la publication et le rédacteur en chef d’une publication doivent impérativement être des professionnels de la communication, autrement dit être diplômés d’une école de journalisme (article 17).

Par ailleurs, dans deux notes circulaires datées respectivement des 18 et 21 février, le HCC et le délégué du gouvernement ont édicté l’interdiction de couvrir « les activités de l’opposition armée sous toutes ses formes », et « toute information mettant en cause la cohésion nationale et incitant aux troubles ».




L’équipe de campagne de Barack Obama tente d’adoucir l’image de sa femme Michelle, critiquée par les conservateurs

1122012

Alors que son mari se bat pour obtenir les voix des femmes, Michelle Obama, 44 ans, tente d’adoucir son image publique. Ainsi, son apparition dans le talk-show de la chaîne américaine ABC, The View, le 18 juin, coïncidait avec les efforts subtils de l’équipe de campagne de Barack Obama de combattre les critiques des conservateurs, qui dépeignent Mme Obama comme une femme noire, antipatriotique et radicale.

En effet, depuis quelques mois, Michelle Obama n’est pas en odeur de sainteté. Une vive controverse est née du fameux geste échangé par le couple le soir où l’on a appris la prochaine nomination de Barack Obama comme candidat démocrate – ils ont frappé leurs deux poings en signe de victoire –, geste qualifié de « terroriste » par des détracteurs cyniques du sénateur de l’Illinois. La chroniqueuse conservatrice Michelle Malkin a, en outre, qualifié Michelle Obama de « moitié amère » de son mari. La Conservative National Review l’a surnommée « Mme Rancune » et fait régulièrement référence à sa mine renfrognée et en colère. Sans parler de sa remarque jugée antipatriotique, prononcée à Milwaukee (Wisconsin) en février dernier : elle avait déclaré que « pour la première fois dans ma vie d’adulte, je suis réellement fière de mon pays ». Tollé général. L’équipe de campagne a dû lancer, la semaine dernière, un site internet pour combattre les fausses rumeurs et dénoncer les éclaboussures douteuses et inutiles qu’ont entraîné ses propos. Comme celle de cette bloggeuse supportrice d’Hillary Clinton, qui l’a taxée d’avoir traité la sénatrice de New York de « blanc-bec » dans un discours. « Quiconque m’accuse de telles paroles ne me connaît pas. Il ne connaît pas ma vie, il ne sait rien de moi », a répliqué Michelle Obama. D’où l’urgente nécessité de regagner l’estime de tous pour Mme Obama. Un nouveau discours a été mis en place, pour mettre l’accent sur ses humbles origines. Par ailleurs, dans les prochains mois, « elle va présenter son mari et sa famille aux électeurs, de telle sorte que les gens puissent avoir l’occasion de les connaître vraiment, de comprendre la façon dont ils éduquent leurs enfants, comment ils prennent des décisions, quel homme il est depuis vingt ans qu’elle le connaît », a expliqué un membre de l’équipe Obama. Elle a également embauché un nouveau chef de campagne, dotée d’une réputation qui la précède. Stephanie Cutter, qui a participé à la campagne de John Kerry en 2004, a également travaillé pour Ted Kennedy et pour Harry Reid. Elle va maintenant diriger l’équipe Obama.

Facteur clé pour séduire l’électorat féminin, auparavant dédié à Hillary Clinton, Michelle Obama va continuer de rencontrer les femmes au cours de tables rondes, discutant de la façon de concilier vie professionnelle et vie de famille. Elle va d’ailleurs mettre l’accent, au cours des prochains mois, sur les situations des femmes de militaires, qui subissent des tensions supplémentaires quand leurs époux sont déployés outre-atlantique. De son côté, John McCain a promis d’augmenter le nombre de femmes dans le gouvernement s’il est élu. Ce à quoi Barack Obama a répondu qu’en tant qu’opposant à l’avortement, le candidat républicain était bien mal placé pour briguer le vote féminin. Il n’a pas non plus voté une proposition de loi du Sénat qui devait interdire la discrimination sexuelle sur le lieu de travail. À titre d’information, les femmes représentent 54% de l’électorat cette année.




Kenya : des affrontements entre les membres d’une secte et la police font dix-neuf morts en deux jours

1122012

Les 14 et 15 avril, Nairobi a été le théâtre d’affrontements entre des membres de la secte interdite Mungiki et les forces de l’ordre. Au moins dix-neuf morts sont à déplorer.

- 17/04/2008

Le 14 avril 2008, au moins douze personnes ont été tuées dans des affrontements opposant des membres de la secte interdite Mungiki aux forces de l’ordre. « Six membres présumés des Mungiki ont été tués par la police et trois personnes tuées par les Mungiki »,a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) un haut responsable policier. Trois autres membres présumés de la secte ont été tués par la police dans les villes d’Eldoret (à 300 kilomètres au nord-ouest de Nairobi) et de Naivasha (à 90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi), dans la province de la vallée du Rift. En outre, quatre personnes supplémentaires ont été tuées mardi 15 avril, portant à 19 le nombre de morts en deux jours. Le gardien d’un garage a été assassiné à Nairobi à l’arme blanche par des membres présumés de la secte qui ont ensuite incendié neuf véhicules dans le garage. En outre, un haut responsable de la police a également indiqué que la police avait tué trois membres présumés des Mungiki, deux dans la zone industrielle de Nairobi et un à Thika. Depuis lundi, les Mungiki érigent des barrages et défient les forces de l’ordre pour protester contre l’assassinat de l’épouse de leur leader emprisonné, la semaine dernière.

« Nous avons intensifié les patrouilles dans les zones touchées par les violences. Notre principal souci est de protéger les vies et les biens », a commenté de son côté le porte-parole de la police kényane, Eric Kiraithe. Interrogé par une télévision kényane lundi soir, un porte-parole des Mungiki a averti que la violence ne diminuerait pas tant que le meurtre de l’épouse de leur chef ne serait pas élucidé. »Nous ne cèderons pas. Nous ne sommes pas des lâches et la police devrait le savoir (…) Nous ne serons pas intimidés par la brutalité policière. Nous continuerons à demander nos droits », a déclaré Njuguna Gitau.

Selon une source policière, les membres présumés de la secte étaient venus protester contre le meurtre de l’épouse du leader de ce gang, actuellement en prison. Le chef des Mungiki, Maina Njenga, a été écroué en juin 2007 pour détention de cannabis – à défaut de prouver sa culpabilité dans les meurtres dont il est soupçonné. Le corps de sa femme avait été retrouvé mutilé en compagnie de trois autres cadavres dans le centre du Kenya, le 11 avril. Elle avait été enlevée le 8 avril. La secte accuse la police kenyane de l’avoir tuée. La secte Mungiki – qui signifie « foule » ou « multitude » en kikuyu –, déclarée illégale en 2002, est accusée d’au moins 43 meurtres – dont une dizaine par décapitation – depuis mars 2007, notamment dans les bidonvilles de Nairobi et dans le centre du pays.




Je t’aime, tu es parfait… Change !!!

16102012

De Broadway au Vingtième théâtre, ou quand un succès planétaire s’invite à Paris pour une série de représentations sur le thème universel de l’Amour à deux. A ne manquer sous aucun prétexte !

Je t’aime, tu es parfait… Change !!!  dans Critiques jetaime1

Se rencontrer, se séduire, faire des enfants, se quitter, se retrouver, vieillir ensemble… Adapté du musical à sketches de Joe Di Pietro et Jimmy Roberts (Off Broadway, 1996), le spectacle Je t’aime, tu es parfait… Change !!! explore en chansons les histoires d’amour pleines de rebondissements de couples proprement hilarants.

Au piano, Daniel Glet rythme avec dextérité ces histoires de cœur qui s’enchaînent, indépendamment les unes des autres. En marionnettiste habile, il fait se rencontrer, se séparer ou se retrouver les amoureux à sa guise, tel un Cupidon moderne et farceur.

Sur scène, les comédiens Ariane Pirie, Emmanuelle Rivière, David Alexis et Arnaud Denissel incarnent successivement une petite vingtaine de personnages. Ils en maîtrisent toutes les nuances et offrent au spectateur un éventail de personnalités et d’humeurs à la fois drôles et touchantes. En outre, ce parti pris permet de créer, à chaque changement de tableau, une rupture originale et amusante, sans jamais perdre le fil du propos.

Une comédie rafraîchissante

Par ailleurs, les éléments de décor renforcent cette double impression de continuité et de singularité entre les tableaux. Quatre balançoires et quatre cubes contenant costumes et accessoires (dans lesquels les comédiens piochent allègrement tout au long du spectacle) permettent à l’espace scénique de se modifier rapidement et constamment. Tous les changements se font à vue, sans un seul noir pendant la pièce. Résultat ? Le rythme est fluide, soutenu, et entraîne le spectateur dans une spirale enivrante qui s’achèvera pourtant tout en douceur, avec une romance entre deux octogénaires bien sentis…

Menée de main de maître, Je t’aime, tu es parfait… Change !!! est une comédie rafraîchissante qui revisite les clichés de l’amour avec piquant et bonne humeur. Une délicieuse satire sentimentale, qui n’est pas sans rappeler au spectateur ses propres expériences amoureuses.

Comédie musicale de Joe Dipietro et Jimmy Roberts. Adaptation de Tadrina Hocking et Emmanuelle Rivière. Avec Ariane Pirie, Emmanuelle Rivière, David Alexis et Arnaud Denissel. Mise en scène de David Alexis et Tadrina Hocking. Piano : Daniel Glet. Jusqu’au 25 novembre au Vingtième Théâtre. Location : 01 48 65 97 90







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