Que s’est-il réellement passé depuis le 7 mai 2007 ?

10122012

A mi-mandat de la présidence de Nicolas Sarkozy, la rédaction de Mediapart fait paraître un ouvrage détonant, « N’oubliez pas ! Faits et gestes de la présidence Sarkozy », sous la direction d’Edwy Plenel. Discours de Dakar, police de l’ombre, laïcité, relations avec Obama, politique d’expulsion, etc. : au moyen d’une trentaine d’enquêtes, les journalistes s’emploient à décrypter des faits brouillés par l’hyperactivité brumeuse du président. LeMagazine.info a rencontré Sophie Dufau, rédactrice en chef adjointe de Mediapart et coordinatrice de l’ouvrage.

Que s’est-il réellement passé depuis le 7 mai 2007 ?   dans Presse web et magazine

Lemagazine.info : En quoi N’oubliez pas ! … se distingue-t-il des nombreux ouvrages consacrés à la personnalité ou à l’action de Nicolas Sarkozy ?

Sophie Dufau : Tout d’abord, c’est un livre écrit par un collectif de vingt-cinq journalistes, qui ont rédigé de longs articles sur les thématiques sociales, politiques ou économiques dont ils sont spécialistes. Il y a donc plusieurs sons de cloches, contrairement à un ouvrage écrit par une seule personne. Ensuite, il s’agit d’un état des lieux. Comme dans toute enquête journalistique, les événements sont déroulés à partir d’un constat initial, sans que l’enquêteur ne tombe dans l’idéologie ni ne prétende à un bilan exhaustif. Par exemple, quand nous rappelons que la maison à quinze euros par jour n’a pas fonctionné (seules quinze maisons sont sorties de terre en 2009 alors qu’on en prévoyait 30 000 en 2010), nous reprenons les propos de Benoist Apparu, le secrétaire d’état au logement, dans une interview accordée à Capital.fr le 12 octobre 2009. J’ajoute que N’oubliez pas s’appuie sur un rappel des faits très précis, grâce à une chronologie de 300 dates.

Lemagazine.info : Vous prenez pour postulat de départ que la présidence Sarkozy est une succession de petites et grandes histoires, une « déréalisation » de la politique menée à grands renforts de coups médiatiques et d’« activisme échevelé ». Est-ce là une caractéristique propre à Nicolas Sarkozy ou bien plutôt à l’époque actuelle, qui tend à la sur-médiatisation des personnalités politiques ?

Sophie Dufau : Ce qu’on appelle le « storytelling », le fait de raconter une histoire qui permet de « déréaliser » le quotidien, n’est pas nouveau en soi. Cela se pratique depuis longtemps aux États-Unis. En revanche, la nouveauté a été de franchement le revendiquer pendant la campagne présidentielle. Henri Guaino a dit : « La politique, c’est écrire une histoire partagée par ceux qui la font et ceux à qui elle est destinée. On ne transforme pas un pays sans être capable d’écrire et de raconter une histoire ». Alors même si le storytelling existait déjà, Nicolas Sarkozy en a fait son mode de présidence de façon systématique. C’est une stratégie de médiatisation et de communication. Or, sous les histoires (rencontre avec Carla Bruni, etc.), il se passe plein de choses ! La police de l’ombre a doublé ses effectifs ; sur les trois millions de chômeurs, un million sera en fin de droits en 2010, etc. Mais ces effets sur le réel sont trop peu visibles. D’où ce livre.

Lemagazine.info : Nicolas Sarkozy avait annoncé vouloir mettre fin à la Françafrique (discours du 28 février 2007). Depuis, il semble avoir fait marche arrière. Dans ce domaine comme dans d’autres, Sarkozy est-il si différent de ses prédécesseurs ?

Sophie Dufau : Nicolas Sarkozy a un vrai problème avec la politique étrangère : il ne s’y intéresse pas. Alors en Afrique et même dans les DOM-TOM, il est obligé, pour gouverner paisiblement, de réactiver les réseaux chiraquiens. Par exemple, la fille de Lucette Micheaux-Chevry, ancienne ministre de Jacques Chirac, a été nommée secrétaire d’État à l’Outre-mer. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy n’est pas très différent de ses prédécesseurs. Par contre, dans l’Hexagone, on constate de gros changements dans la pratique du pouvoir. Au moment de la crise géorgienne, le président s’occupait du dossier de tout-à-l’égout de ses beaux-parents ! La connexion entre la vie privée et la vie publique n’a jamais été aussi forte. Il y a une vraie désinhibition. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy attaque la presse tout azimut pour atteinte à l’image : la poupée vaudou, la pub Ryanair… Les autres présidents se seraient simplement offusqués. Mitterrand et Giscard avaient d’ailleurs pris le parti de ne plus attaquer la presse en diffamation. Sarkozy fait montre d’une volonté d’intimidation d’une expression qui lui déplaît. Enfin, il dirige son gouvernement comme une entreprise. M. Sarkozy veut faire du business. D’ailleurs, on se rend compte que toutes les réformes de société se sont soldées par des échecs ! Banlieues, santé, logement, éducation… On supprime les postes, on privatise, on baisse les coûts. Aucun projet de société, uniquement un vocabulaire économique, de business. Là est la vraie rupture.

Lemagazine.info : Vous dénoncez également une mainmise sur les médias. Selon vous, quelles sont aujourd’hui les menaces qui pèsent sur leur indépendance et quel impact peuvent-elles avoir l’élection présidentielle de 2012 ?

Sophie Dufau : Il faut distinguer plusieurs types de pressions. D’abord sur la presse papier, avec tous les amis du président qui sont aux commandes des journaux : Lagardère détient tout le groupe Paris Match Boloré détient Direct Soir, Direct Matin, la banque Rothschild est toujours actionnaire majoritaire de Libération. Ensuite, il y a l’intimidation. Patrick Poivre D’Arvor a été éjecté de TF1 (dont Martin Bouygues, ami très proche du président, est l’actionnaire principal) pour avoir osé comparer Nicolas Sarkozy à un petit garçon qui arrivait à son premier conseil européen tout excité… Il n’a pas fait long feu. Même chose pour Alain Genestar à Paris Match, quand il a publié la photo de Cécilia Sarkozy avec son amant. Le message est très clair : si l’on dépasse les limites, c’est la porte. Même si l’on s’appelle PPDA. Ce qui conduit les journalistes à s’auto-censurer. Enfin, il y a les pressions économiques, notamment sur des sites internet comme le nôtre, qui passe par une instrumentalisation de la justice : les plaintes en diffamation pleuvent et coûtent extrêmement cher aux médias. Toutes ces pressions vont exister pendant la campagne de 2012. De plus, le storytelling vise également à contrôler l’agenda médiatique. Reuters a triplé son budget pour couvrir l’Élysée. Pourquoi ? Parce qu’avant, quand un président faisait un discours, les médias en recevaient les grandes lignes et en fonction de son contenu, envoyaient des journalistes couvrir l’événement ou non. Aujourd’hui, les médias ne sont au courant de rien en amont. Donc ils mobilisent des effectifs et pendant ce temps, ils ne couvrent rien d’autre. Le storytelling, c’est aussi ça : envoyer les journalistes là où on a envie qu’ils soient. On maîtrise ainsi l’information.

N’oubliez pas ! Faits et gestes de la présidence Sarkozy, par la rédaction de Mediapart, sous la direction d’Edwy Plenel. Éditions Don Quichotte. 19,90€.

Mediapart.fr est un journal d’information en ligne créé en mars 2008 autour d’Edwy Plenel, ancien directeur des rédactions du Monde.




Photographes de mode – Made in… THE STREET

5122012

Photographes de mode - Made in... THE STREET dans Presse web et magazine select2




Malles des temps modernes

4122012

Malles des temps modernes dans Presse web et magazine select11




A UN MOIS DE LA PRÉSIDENTIELLE, LE GOUVERNEMENT ACCENTUE LA RÉPRESSION CONTRE LA PRESSE INDÉPENDANTE

3122012

Publié le mardi 26 février 2008

A un mois de l’élection présidentielle zimbabwéenne, prévue le 29 mars 2008, Reporters sans frontières constate que la répression gouvernementale contre les médias indépendants s’accentue. « Ces persécutions visent à insuffler un sentiment de peur dans l’opinion publique avant la tenue du scrutin, le 29 mars », a déclaré l’organisation.

A un mois de l’élection présidentielle zimbabwéenne, prévue le 29 mars 2008, Reporters sans frontières constate que la répression gouvernementale contre les médias indépendants s’accentue. Journalistes interpellés, convoqués afin qu’ils révèlent leurs sources, inculpés de « publication de fausses nouvelles », journaux menacés de fermeture s’ils n’obtempèrent pas : autant de persécutions qui menacent gravement la liberté de la presse avant le scrutin.

« Que la police et la sinistre Central Intelligence Organization (CIO) s’en prennent aux médias et aux opposants n’est pas une nouveauté. Lors de l’élection de 2000, elles constituaient déjà le noyau dur de la répression contre les journalistes. Ces interpellations, tentatives d’intimidation et autres persécutions visent à insuffler un sentiment de peur dans l’opinion publique avant la tenue du scrutin, le 29 mars », a déclaré l’organisation.

Le 9 février 2008, des agents de la sécurité de l’Etat ont pénétré dans les locaux de l’hebdomadaire privé The Masvingo Mirror, exigeant qu’on leur révèle les sources de deux articles, intitulés « Major Mbudzi ties the bell around the Cat’s neck » et « Makoni’s national surgical operation Mbudzi speaks out ». Parus dans l’édition du 8 au 14 février, ces articles faisaient référence à la candidature de Simba Makoni, ancien ministre des Finances, et nouvel opposant au président Mugabe.

« Deux hommes, vêtus de costumes sombres et portant des lunettes noires, ont exigé de connaître nos sources et ont menacé de fermer le journal si on continuait à publier des histoires néfastes pour le gouvernement », a expliqué Regis Chingawo, le rédacteur en chef du journal. Il a ajouté qu’il était « évident » que la publication des remarques de Mbudzi, porte-parole du parti présidentiel à Masvingo, décrivant le président Robert Mugabe comme un « chauffeur de bus qui s’est endormi sur le volant et qui refuse de laisser quelqu’un d’autre conduire », avaient « agacé » la sécurité de l’Etat.

Une semaine plus tard, le 17 février, des membres de la police anti-émeutes lourdement armés ont procédé à l’arrestation de Fazila Mohammed, journaliste indépendante, alors qu’elle couvrait un affrontement entre les fidèles de deux évêques aux affiliations politiques divergeantes, à la cathédrale Sainte-Marie de Harare. La journaliste s’est vu confisquer son magnétophone avant d’être libérée. Convoquée le 18 février au commissariat central de Harare, elle a finalement été relâchée sans qu’aucune charge soit retenue contre elle.

Le 18 février, Blessed Mhlanga, James Muonwa et Wycliff Nyarota, de l’hebdomadaire The Network Guardian, ont comparu devant le tribunal de Kwekwe (Centre), pour « publication de fausses nouvelles » dans un article du 26 mars 2006. Le juge a fixé la date de leur procès au 15 avril 2008.

Trois jours plus tard, le 21 février, à Harare, le ministre de l’Information et de la publicité, Sikhanyiso Ndlovu, a menacé de sanctionner sévèrement l’hebdomadaire The Financial Gazette si un article faisant état de dissensions au sein du parti présidentiel n’était pas immédiatement retiré. « Je n’hésiterai pas à instaurer les mesures coercitives nécessaires pour que ce journal respecte la loi », a déclaré le ministre. Cet article expliquait que certains membres du parti, de plus en plus méfiants, avaient refusé de signer les documents




LA NOUVELLE LOI SUR LA PRESSE, ADOPTÉE PAR ORDONNANCE, EST UN « COUP DE FORCE INADMISSIBLE », ESTIME REPORTERS SANS FRONTIÈRES

2122012

Publié le mercredi 27 février 2008

Reporters sans frontières dénonce l’adoption par ordonnance, le 20 février 2008, d’une nouvelle législation sur la presse par le gouvernement tchadien, qui « durcit les anciennes dispositions et aggrave toutes les peines prévues pour les délits de presse. C’est un coup de force inadmissible, qui signe la mise à mort d’une presse déjà agonisante ».

Reporters sans frontières dénonce l’adoption par ordonnance, le 20 février 2008, d’une nouvelle loi sur la presse par le gouvernement tchadien, qui durcit considérablement le régime des médias.

« Le gouvernement a promis, à plusieurs reprises, que la loi sur la presse serait réformée dans un sens plus libéral. Des organisations professionnelles des médias, comme l’Union des journalistes tchadiens, ont fait des recommandations, en septembre 2006, pour que soient dépénalisés les délits de presse. Aujourd’hui, ce nouveau texte va dans le sens opposé. Il durcit les anciennes dispositions et aggrave toutes les peines prévues pour les délits de presse. Les autorités n’ont, en aucune façon, tenu compte des nombreuses propositions qui leur ont été faites, et ont lâchement profité de l’état d’urgence pour faire passer cette législation par ordonnance, empêchant ainsi tout débat contradictoire. C’est un coup de force inadmissible, qui signe la mise à mort d’une presse déjà agonisante », a déclaré l’organisation.

Le 20 février 2008, le gouvernement tchadien a adopté par ordonnance une nouvelle loi portant sur le régime de la presse au Tchad. Les peines prévues à l’encontre des journalistes pour les délits de presse sont considérablement aggravées, pouvant aller jusqu’à trois ans de prison pour « publication de fausses nouvelles » et « diffamation » (articles 41 et 47), et cinq ans pour « offense au président de la République » (article 48).

La création d’un journal nécessite désormais une déclaration de parution au parquet et au Haut Conseil de la Communication (HCC), quand une simple déclaration au ministère du Commerce suffisait auparavant (article 15). Un diplôme universitaire ne permet plus de diriger un journal. Le directeur de la publication et le rédacteur en chef d’une publication doivent impérativement être des professionnels de la communication, autrement dit être diplômés d’une école de journalisme (article 17).

Par ailleurs, dans deux notes circulaires datées respectivement des 18 et 21 février, le HCC et le délégué du gouvernement ont édicté l’interdiction de couvrir « les activités de l’opposition armée sous toutes ses formes », et « toute information mettant en cause la cohésion nationale et incitant aux troubles ».




L’équipe de campagne de Barack Obama tente d’adoucir l’image de sa femme Michelle, critiquée par les conservateurs

1122012

Alors que son mari se bat pour obtenir les voix des femmes, Michelle Obama, 44 ans, tente d’adoucir son image publique. Ainsi, son apparition dans le talk-show de la chaîne américaine ABC, The View, le 18 juin, coïncidait avec les efforts subtils de l’équipe de campagne de Barack Obama de combattre les critiques des conservateurs, qui dépeignent Mme Obama comme une femme noire, antipatriotique et radicale.

En effet, depuis quelques mois, Michelle Obama n’est pas en odeur de sainteté. Une vive controverse est née du fameux geste échangé par le couple le soir où l’on a appris la prochaine nomination de Barack Obama comme candidat démocrate – ils ont frappé leurs deux poings en signe de victoire –, geste qualifié de « terroriste » par des détracteurs cyniques du sénateur de l’Illinois. La chroniqueuse conservatrice Michelle Malkin a, en outre, qualifié Michelle Obama de « moitié amère » de son mari. La Conservative National Review l’a surnommée « Mme Rancune » et fait régulièrement référence à sa mine renfrognée et en colère. Sans parler de sa remarque jugée antipatriotique, prononcée à Milwaukee (Wisconsin) en février dernier : elle avait déclaré que « pour la première fois dans ma vie d’adulte, je suis réellement fière de mon pays ». Tollé général. L’équipe de campagne a dû lancer, la semaine dernière, un site internet pour combattre les fausses rumeurs et dénoncer les éclaboussures douteuses et inutiles qu’ont entraîné ses propos. Comme celle de cette bloggeuse supportrice d’Hillary Clinton, qui l’a taxée d’avoir traité la sénatrice de New York de « blanc-bec » dans un discours. « Quiconque m’accuse de telles paroles ne me connaît pas. Il ne connaît pas ma vie, il ne sait rien de moi », a répliqué Michelle Obama. D’où l’urgente nécessité de regagner l’estime de tous pour Mme Obama. Un nouveau discours a été mis en place, pour mettre l’accent sur ses humbles origines. Par ailleurs, dans les prochains mois, « elle va présenter son mari et sa famille aux électeurs, de telle sorte que les gens puissent avoir l’occasion de les connaître vraiment, de comprendre la façon dont ils éduquent leurs enfants, comment ils prennent des décisions, quel homme il est depuis vingt ans qu’elle le connaît », a expliqué un membre de l’équipe Obama. Elle a également embauché un nouveau chef de campagne, dotée d’une réputation qui la précède. Stephanie Cutter, qui a participé à la campagne de John Kerry en 2004, a également travaillé pour Ted Kennedy et pour Harry Reid. Elle va maintenant diriger l’équipe Obama.

Facteur clé pour séduire l’électorat féminin, auparavant dédié à Hillary Clinton, Michelle Obama va continuer de rencontrer les femmes au cours de tables rondes, discutant de la façon de concilier vie professionnelle et vie de famille. Elle va d’ailleurs mettre l’accent, au cours des prochains mois, sur les situations des femmes de militaires, qui subissent des tensions supplémentaires quand leurs époux sont déployés outre-atlantique. De son côté, John McCain a promis d’augmenter le nombre de femmes dans le gouvernement s’il est élu. Ce à quoi Barack Obama a répondu qu’en tant qu’opposant à l’avortement, le candidat républicain était bien mal placé pour briguer le vote féminin. Il n’a pas non plus voté une proposition de loi du Sénat qui devait interdire la discrimination sexuelle sur le lieu de travail. À titre d’information, les femmes représentent 54% de l’électorat cette année.




Kenya : des affrontements entre les membres d’une secte et la police font dix-neuf morts en deux jours

1122012

Les 14 et 15 avril, Nairobi a été le théâtre d’affrontements entre des membres de la secte interdite Mungiki et les forces de l’ordre. Au moins dix-neuf morts sont à déplorer.

- 17/04/2008

Le 14 avril 2008, au moins douze personnes ont été tuées dans des affrontements opposant des membres de la secte interdite Mungiki aux forces de l’ordre. « Six membres présumés des Mungiki ont été tués par la police et trois personnes tuées par les Mungiki »,a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) un haut responsable policier. Trois autres membres présumés de la secte ont été tués par la police dans les villes d’Eldoret (à 300 kilomètres au nord-ouest de Nairobi) et de Naivasha (à 90 kilomètres au nord-ouest de Nairobi), dans la province de la vallée du Rift. En outre, quatre personnes supplémentaires ont été tuées mardi 15 avril, portant à 19 le nombre de morts en deux jours. Le gardien d’un garage a été assassiné à Nairobi à l’arme blanche par des membres présumés de la secte qui ont ensuite incendié neuf véhicules dans le garage. En outre, un haut responsable de la police a également indiqué que la police avait tué trois membres présumés des Mungiki, deux dans la zone industrielle de Nairobi et un à Thika. Depuis lundi, les Mungiki érigent des barrages et défient les forces de l’ordre pour protester contre l’assassinat de l’épouse de leur leader emprisonné, la semaine dernière.

« Nous avons intensifié les patrouilles dans les zones touchées par les violences. Notre principal souci est de protéger les vies et les biens », a commenté de son côté le porte-parole de la police kényane, Eric Kiraithe. Interrogé par une télévision kényane lundi soir, un porte-parole des Mungiki a averti que la violence ne diminuerait pas tant que le meurtre de l’épouse de leur chef ne serait pas élucidé. »Nous ne cèderons pas. Nous ne sommes pas des lâches et la police devrait le savoir (…) Nous ne serons pas intimidés par la brutalité policière. Nous continuerons à demander nos droits », a déclaré Njuguna Gitau.

Selon une source policière, les membres présumés de la secte étaient venus protester contre le meurtre de l’épouse du leader de ce gang, actuellement en prison. Le chef des Mungiki, Maina Njenga, a été écroué en juin 2007 pour détention de cannabis – à défaut de prouver sa culpabilité dans les meurtres dont il est soupçonné. Le corps de sa femme avait été retrouvé mutilé en compagnie de trois autres cadavres dans le centre du Kenya, le 11 avril. Elle avait été enlevée le 8 avril. La secte accuse la police kenyane de l’avoir tuée. La secte Mungiki – qui signifie « foule » ou « multitude » en kikuyu –, déclarée illégale en 2002, est accusée d’au moins 43 meurtres – dont une dizaine par décapitation – depuis mars 2007, notamment dans les bidonvilles de Nairobi et dans le centre du pays.







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